Les nouveaux chevaliers du Plessis Robinson : plaquer au sol un homme affamé pour un morceau de pain !

Ce matin, 23 octobre vers 9h30, un homme jeune paye à la caisse du Leader Price du Plessis Robinson un « Yop » avec de la menue monnaie, des pièces de 2 et 5 cts.

Une dame de 72 ans, juste derrière et regardant la scène, est prise de compassion pour cet individu visiblement dans la détresse, celle d’être affamé sans pouvoir s’acheter autre chose…

Quelques instants plus tard, cris, hurlements, le jeune homme se fait plaquer au sol et se débat violemment. Ses hurlements retentissent encore dans la tête de cette dame retraitée habitant le Sud de la France, que rien n’arrête et qui a connu des scènes plus violentes encore en Afrique du Nord dans les années 50.

Quelques personnes s’approchent de la scène, et on comprend que ce jeune homme avait volé pour 1,5 euros de nourriture.  1 EUROS et 50 cts. Quel désespoir, et quel vol !!!

Cette dame va donc voir le vigile : ” Monsieur, regardez ce jeune homme plaqué dans ce coin, (fermement maintenu), il a faim, prenez 1,5  euros je vous en supplie, et laissez le partir.”. Le vigile refuse, fier d’avoir arrêté un voleur. Des personnes âgées dans les rangs, scandant “il faut qu’il paye!”, “enfermez le !”, pensent peut-être avoir à faire à un grand délinquant, ou sont peut-être contentes de pouvoir se venger de tout ce qu’on entend à la télé, ou bien imaginent qu’elles pourraient un jour,  elles aussi, être attaquées par ce genre d’individus… un homme jeune à la peau claire, yeux clairs, qui avait faim. Ces habitants peu charitables  qui ont choisis de passer une retraite paisible au Plessis Robinson où il fait si bon vivre, retraite bien méritée, honnête, sans jamais avoir connu la faim et qui ne se remettent pas en cause et encore moins pour la société qu’ils nous laissent pour héritage.

C’est alors que notre Belle et Grande Police municipale fait son apparition, et fidèle à elle même, brillant par sa superbe et exemplaire  formation dit : “Messieurs ! Si vous portez plainte pour coups et blessures, nous  pourrons l’embarquer, ce voleur !”, auquel on avait retiré le petit paquet à 1 euro 50, abîmé et invendable à présent.

Faut-il rappeler qu’en toute rigueur, c’est le voleur qui pourrait porter plainte, puisqu’il a été molesté, et plaqué au sol. Qu’on lui a retiré le paquet alimentaire de 1,5 €. L’histoire ne nous dira pas si son “yop” a été écrasé par ce plaquage : Le Leader Price devra (devrait) au minimum lui rendre son « Yop » ou lui rembourser.

La dame témoin de la scène est repartie chez son fils, s’occuper de ses deux petits enfants de 4 ans durant ces vacances de la Toussaint, les larmes aux yeux, choquée de voir avec quelle incompréhension les employés d’une des deux seules grandes surfaces de la ville, soutenues par les fonctionnaires de police locaux traitent un homme qui avait faim, soutenus par des gens aux cabas bien maigres un beau matin ensoleillé d’automne au Plessis Robinson. Parce que cette dame connaît la valeur du Psaume “Partage ton pain avec celui qui a faim.”
(Isaïe 58,7). Elle, descendante des humbles serviteurs des lieux Saints.

Lorsqu’elle est rentrée chez son fils, ce dernier lui a dit, que c’était d’autant plus désolant, que les deux grands magasins de la ville ont pour habitude de jeter de la nourriture presque périmée, et que le Leader Price va bientôt déménager et  a pu bénéficier des largesses de la Ville du Plessis Robinson, en rachetant les futurs murs à un prix défiant toute concurrence (environ 1400 € le M2) alors que les commerces traditionnels ou appartements livrés neufs et vides se vendent dans cette ville plus de 3 à 4 fois ce prix. Devant cette largesse financière, nos élus auraient pu défendre quelque chose comme le droit de récupérer les aliments presque périmés pour les donner aux démunis afin d’empêcher de telles scènes se reproduire. À croire que l’esprit chevaleresque n’existe plus ici bas, mais aurait-il vraiment existé un jour dans cette ville ?

Ce matin là, nous avions l’expression exacte de ce que je défends aujourd’hui :

Merci Maman d’avoir compris mon combat dans cette ville ! Je défends maman ce que tu m’as toujours inculqué en bon chrétien et humaniste.

 

 

 

Share

10 comments on “Les nouveaux chevaliers du Plessis Robinson : plaquer au sol un homme affamé pour un morceau de pain !

  1. C’est quoi c’est conneries … comment un commerçant beaucoup plus grand que moi pourrait acheter 4 fois moins cher ? C’est honteux si c’était vrai. je demande des explciations svp

    • Il suffit d’assister aux conseils municipaux, et se procurer les décisions des procés verbaux de la SEMPRO. Mais vous pouvez demandez au maire qui est vice-président de cette SEM ou bien à son Directeur Général Jean Didier Berger, candidat UMP de Clamart, ou encore le PDG de cette même SEM et 1° adjoint de notre Mairie Jacques Perrin : ils se feront un plaisir pas souci de transparence de vous confirmer mes propos.

      Demandez par la même occasion quelles sont leurs rémunérations sur cette SEM depuiçs sa création qui en théorie est là pour servir l’intérêt général, et qui en l’espèce quand on arrive à avoir l’information, s’enrichissent plus que de raison au nom de l’intérêt général.

  2. Peut être que la ville a concédé un prix d ami concernant l acquisition du Leader Price afin de conserver un supermarché Hard Discount dans la municipalité , afin de permettre aux classes les plus modestes de faire leurs courses a moindre cout. ? vous etes vous posé cette question?Cordialement

    • Bravo pour votre remarque. En effet, c’est un prix trés concurrentiel pour une grande surface, si ce n’est qu’un hard discount en général recherche 300 M2 dans les villes, et 900 m2 en périphérie. La on est en ville, et c’est 2260 M2 qui ont été bradés, soit l’équivament de 7 hards discounts Monsieur V.H.

      D’autre part, dans une ville de presque 30 000 habitants avec 2 grandes surfaces uniquement, on peut s’interroger sur l’esprit de libre concurrence.

      Et avons nous fait un appel d’offre pour autant de surfaces ? Un audit s’impose avant d’éventuelles poursuites sur la méthode.

      En tous les cas pourquoi certains commerces semblent être proposés sous le manteau (on ne voit aucune publicité dans le Petit RObinson) beaucoup plus cher 3 à 4 fois le prix, et que d’autres sont bradés ? Et quels sont les critères de la mairie pour la sélection ?

      Mais si on fouille un peu mieux, il y aussi la vente du terrain pour le second Hotel de la ville à 500 € le m2 de plancher, prix toujours plus qu’alléchant Monsieur V.H. Et qui est l’heureux propriétaire, quel ami de la Ville ? Un appel d’offre a t’il été fait en 2011 et 2012 ? Souhaitez vous remonter encore plus loin, à 10 ans ou 15 ? C’est pas forcément plus joli. Avez vous comparé les prix de la strate, et sans aller à quelques km, avez vous comparé avec le rare marché du prix local ?

  3. Je vous ai juste interpellé sur le leader price et vous me répondez par pas moins de 9 questions en quelques lignes.
    Pourquoi ne pas donnez les réponses directement?
    Je ne sais toujours pas pourquoi le leader Price a été bradé par la mairie et vous non plus apparemment.Si je lis entre les lignes il s agirait d arrangement entre amis? c est ce que vous insinuez sans le dire clairement en élargissant a l attribution des autres commerces de la ville.
    Sur les faits il est clair que le prix n est pas celui du marché actuel;
    Votre article prend la défense des gens modestes , aussi nous pouvons nous réjouir du maintien de ce hard discount dans une ville qui s embourgeoise.On pourrait penser qu un Monoprix aurait eu les préférences dans ce sens.
    Cela aurait été tout autant a votre honneur de le souligner.

    Enfin je comprends votre sensibilité sur l événement qui s est déroulé dans ce supermarché car il touche a vos valeurs profondes ainsi qu un membre de votre famille,cependant est ce bien nécessaire et cohérent de s en servir a des fins politiciennes.?
    Mettre en cause le maire a travers sa police municipale qui n a pas vraiment le plus grand rôle dans cette affaire avec ce titre très curieux.

    De même en profiter pour reprocher a la mairie , le gaspillage des denrées alimentaires est un peu tiré par les cheveux…
    L esprit chevaleresque que vous regrettez semble plutôt manquer aux autres clients du supermarché!!et vous l étendez par cette superbe phrase lyrique :” À croire que l’esprit chevaleresque n’existe plus ici bas, mais aurait-il vraiment existé un jour dans cette ville ?” a tous les habitants du Plessis.

    J ai l esprit chevaleresque de vous dire que votre émotion concernant cet événement est légitime et vous honore ainsi que votre maman , mais malheureusement je regrette cet usage politique peu cohérent avec les faits.Cela nuit il me semble a votre crédibilité.
    Cordialement

    • 9 questions ou interrogations affirmatives : on voit bien une gestion de l’immobilier à l’emporte pièce où on retrouve souvent les mêmes autour de la table, ce sera l’objet d’un autre article je peux vous en assurer.

      Toutefois vous me reprochez l’exploitation de cet événement : c’est un fait divers du quotidien qu’on aurait pu être évité, et nous en sommes tous responsable, à tous les niveaux. Peut-être préféreriez vous qu’on ne parle de rien, mis à part les fleurs et les arbres et les domes qui fleurissent ici, tout comme la circulation et les problèmes immenses de services les plus élémentaires.

      Mais peut-être préférez vous la communication de la ville s’inspirant d’Aristote sur le bonheur de vivre et la politique, avec quelques nuances sur la méthode manipulant avec soins pour rejeter tout notre haine sur la gauche pour les sous équipements grandissants faisant confondre les responsabilités locales, régionales et nationales. Nous sommes Number one dans le domaine, je dois avouer et il faut rendre “honneur” à cette politique du camouflage sous des couleurs verdoyantes respirant le bonheur … sur le papier et aussi le numérique car ça a marché … jusqu’aux dernières législatives !

      Ces méthodes font aujourd’hui parties du passé cher Monsieur et sont condamnables vous devez bien vous en doutez.

  4. Bingo, bien envoyé ! Vous parlez vrai, raz le bol des donneurs de leçons et des manipulateurs dans cette ville. Certains messieurs se gavent sur notre dos, et nous devons nous courber car on est plus de 50 % à avoir peur de perdre notre HLM, ou de devoir déménager, on dépend trop du Maire qui est aussi le gestionnaire des HLM : on est obligé de la fermer, sinon a tous vu des familles ne jamais revenir ici pour mille et une raisons.

    Les commerces sont trop chers, même le LEader price est très cher. Il manque de la concurrence comme partout … sauf ici.

  5. La fin du monopole du Maire pour les HLM, c’est pour 2014 ou 2015. En effet nous allons voter lors des prochaines municipales pour les délégués territoriaux, et les compétences des départements seront progressivement cédées aux territoires (http://www.senat.fr/rap/l12-859-1/l12-859-126.html).

    Il est donc évident que politiquement et démocratiquement, il est urgent d’enlever tous les pouvoirs aux maires confondant intérêt général, et intérêt partisan et parfois intérêts financiers comme ici. (peut-être par maladresse ou ignorance, ou manipulation )

  6. Je comprends mieux pourquoi vous avez été très critiqué par l’équipe en place, vous dérangez avec vos précisions que nous ignorions. Franchement : continuez parce que grâce à vos critiques et observations, on comprend qu’on nous prend pour des Cons dans cette ville. Bon à payer pour que d’autres s’enrichissent sur notre dos avec toujours la même musique, il fait bon vivre … vive les petites fleurs … bonjour Monsieur le Maire au marché … Ho il m’a souri, t’as vu, il m’a reconnu … tu crois qu’on aura une place de crèche c’est une denrée rare ici, ou un HLM plus grand … vas y mon chéri, demandes lui – heu non, vas y ma chérie il t’ a sourie un peu plus.

    Mais quelle arnaque si on vous lie, on comprend mieux aujourd’hui que seul les professionnels des BTP et autres amis s’engraissent avec nos impôts. Bravo !

  7. Quelle innocence Zorro, mais vous êtes dans les hauts de Seine, un fief très puissant des pro des BTP. Vous vous attaquez à un de leurs lieutenants ou marionnette : c’est vous qui vous exposez. Mais ça vous connaissez puisque vous en avez subis des conséquences ignominables, alors on ne peut que vous soutenir et vous souhaitez bon courage.

Leave a Reply