Le directeur de l’office HLM suspendu
Le début de la fin d’un système ?
J.Va. | Publié le 24 déc. 2013, 07h00, Le PARISIEN
Depuis vendredi, la délégation locale de l’office HLM des Hauts-de-Seine au Plessis-Robinson n’a plus de directeur de proximité. Celui-ci a été suspendu de ses fonctions.
C’est une lettre anonyme adressée au procureur de Nanterre, et dont « le Parisien » a eu connaissance, qui a semé l’émoi. Datée du 16 décembre, elle met en cause le directeur de l’antenne du Plessis pour des faits « d’utilisation du personnel à des fins personnelles » et de « détournement de fonds publics », qu’elle énumère précisément. Le courrier explique d’abord que les employés auraient fait de nombreux déplacements pour le compte de leur directeur : « Son moyen de remerciement […] est de leur offrir des journées de repos.
Son secrétariat est alors chargé de badger à leur place aux heures d’arrivée et de départ, simulant ainsi leur présence. »Déplacements, transport de packs d’eau, linge à repasser…Sont retracés en annexe plus de 150 déplacements, datés au jour et au mois, qu’aurait effectués le personnel depuis 2007, comme « conduire sa fille encours », « transporter 30 packs d’eau de la délégation au domicile », « déposer du linge à repasser chez un salarié de la délégation », etc. Les rédacteurs livrent la photocopie d’un mot du directeur à transmettre à un cordonnier du VIIe arrondissement parisien, pour « un ressemelage complet […] » et demandant de « vérifier (la) couture du dessus », et le « délai » de la réparation.La lettre détaille ensuite le procédé qui aurait pu permettre d’obtenir des « majorations auprès d’entreprises ayant un marché en cours avec Hauts-de-Seine Habitat ». Majorations qui auraient permis, toujours selon les rédacteurs du courrier, de faire « réaliser des travaux chez lui ou chez des proches ». Contacté hier, le parquet de Nanterre a précisé que l’affaire « devrait faire l’objet d’une enquête préliminaire ».
Par la voix de son avocat, l’office départemental HLM indique prendre « cette affaire tout à fait au sérieux ». Il précise qu’une « enquête administrative est également menée pour vérifier la teneur des éléments qui ont été transmis. Et nous nous tenons à la disposition du parquet ».En 2002, le directeur a déjà fait l’objet de huit plaintes et plusieurs mains courantes, pour des faits de « harcèlement moral, sexuel », « propos discriminatoires et racistes » et « abus de pouvoir ». L’affaire avait été classée sans suite.
COMMENTAIRES / NOUS SAVONS TOUS qu’au Plessis Robinson il y a de nombreux exemples pas bon pour le maire sortant comme par exemple des appartements en HLM en sous occupation comme avoir un 5 pièce lorsqu’on est 2, ou des appartements trop rapidement obtenus, surtout si les occupants sont des proches de l’équipe municipale actuelle que ce soit familial ou politique, sachez que ce n’est pas trés moral pour ne pas dire irrégulier de faire du favoritisme avec l’argent et les biens publics, en tous les cas, personnellement je ne cautionne pas.
