Daily Archives: 07/30/2011

Pourquoi payer 32 M€ lorsqu’on peut payer 52 M€, l’argent public n’a plus de limites…

Ce Mardi 12 Juillet 2011, le Conseil Municipal a voté un investissement de 52 M€ pour la réfection de la voirie , environ 1/3 de la ville (50% si on enlève les parties départementales qui traversent notre commune).

Alors que les élus auraient pu arpenter ces rues à la rencontre du plus grand nombre des habitants pour connaître leurs besoins et leurs idées, ils ont préféré passer deux années à négocier avec les banques et les grandes entreprises pour faire un montage financier dont je remets en doute l’efficacité, du moins pour notre porte monnaie.

Démocratie de proximité : aucune réunion publique, et aucune consultation des associations de quartier n’a été organisée. Alors que chacun aurait pu donner son avis et ses attentes. Réponse de la Mairie : le public pourra laisser des commentaires sur nos choix en commentant par internet.

Endettement : Alors que les investissements des collectivités peuvent bénéficier de taux d’intérêts très avantageux (moins de 3% sur 20 ans), les entreprises qui ont été choisies devront elles s’endetter à plus de 5% assurances comprises : soit déjà 8 Millions d’Euros d’intérêts payés en plus, seul les banques sont ravies. Réponse de la Mairie : Ces entreprises pourront faire ce que nos services techniques ne savent pas gérer, à savoir coordonner les trous à répétition.

Il paraît donc regrettable que le service communal ne soit pas investit d’une mission plus importante à savoir la gestion de ces investissements. En effet je suis certain que les femmes et les hommes présents au sein des services techniques ont les compétences (formation toujours possible si  nécessaire), pourraient se charger des investissements plus responsables et de faire des appels d’offre pour des tronçons plus petits et plus nombreux afin de faire jouer la concurrence en élargissant les consultations, c’est le rôle des maîtres d’oeuvre. Dans les travaux publics on peut arriver à plus de 40% de différence.  Ces appels d’offres auraient ainsi pu profiter aux entreprises de plus petites tailles, voir créer de nouvelles ambitions notamment auprès des chômeurs dont le nombre ne cesse de croître. Pour cela il faudrait les rencontrer, il est vrai qu’il n’y a plus de pole-emploi au Plessis Robinson : donc pas de chômeurs ? La mairie ne fait pas grand chose à ce sujet, pour ne pas dire rien du tout.

Pourquoi donc payer plus cher, ce qui pourrait coûter moins cher ? Nous aurons l’occasion d’en discuter en toute transparence lors de cafés-débat.